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 Emily Dickinson

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MessageSujet: Emily Dickinson   Lun 21 Aoû 2006, 01:54

Emily Dickinson




Dans le vers « Aux vies qui s’abaissent à remarquer la mienne » (poème 273), comment ne pas y voir le fameux « Aux vies qui s’abaissent à voir la mienne », qui introduit « Nous souviendrons nous » … Mais quand en plus on note la version originale du poème, en anglais donc, qui donne « To lives that stoop to notice mine », qu’on retrouve cité in extenso dans « Les mots » !
Toujours dans « Les mots », on trouve la phrase « I’ll tell you how the sun rose », qui est une nouvelle citation de Dickinson dans son poème 318 !
Voilà les pistes qui poussent à penser que Mylène s’en est bel et bien inspirée … Puis on en découvre alors d’autres dans sa lecture …
« Le ciel a un enfer » dit-elle dans son poème 459, qui rappelle inévitablement « Désenchantée » avec « Si le ciel a un enfer, le ciel peut bien m’attendre » …
On trouve ainsi également « Pour mordre l’Eternité » (poème 511) qui sera repris en « Mordre l’Eternité à dents pleines » dans « C’est une belle journée » …
Ou encore « Sa vie rare est cachée » (poème 338) repris in extenso dans « Eaunanisme » : « J’irai lui dire (…) que sa vie rare est cachée dans le velours … »
Mais aussi « L’éveil d’un Sens nouveau – Des instincts de Danse » (poème 046) qui est cité dans « Vertige » en un « L’éveil d’un sens, l’instinct d’une danse : je vertige de vivre ! » …
Enfin, dernière citation trouvée :
Cette syllabe dont
la Foi
Le sauve à peine du Désespoir
Et dont le « Je Vous reverrai » hésite
Quand l’Amour demande : « Où » ? »
Comment ne pas y voir de référence dans « Consentement » ???
Ce qui est étrange c’est que cette référence n’a jamais été créditée par Mylène, contrairement à d’autres auteurs ? Alors inspiration secrète de sa part … ?
Je n’ai pas relu ses poèmes depuis « Avant que l’ombre … » Peut-être s’en est-elle à nouveau inspiré car on peut remarquer que c’est une référence constante de Mylène depuis l’album « L’autre … » jusqu’à encore « Les mots » ! Alors, à votre tour de les détecter !
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Jeu 07 Fév 2008, 22:52

Je trouvais que c'était intéressant de lire ce qu'un internaute a écrit sur les albums et les inspirations de Mylène dans ses textes.Il parle notamment d'Emily Dickinson...


*POURTANT, LES OMBRES…*
Avant que l'ombre d'Emily
Dickinson ne plane sur l'album de Mylène Farmer, cette dernière avait
déjà puisé son inspiration dans de nombreuses autres références
littéraires. Par le passé, on a pu voir Charles Baudelaire (mise en
musique du poème « L'Horloge » en ouverture de l'album « Ainsi Soit Je…
» et de la première tournée de la star) côtoyer Edgar Allan Poe, dont
l'œuvre est connue en France pour avoir été traduite par Baudelaire.
Lorsqu'en 1988, Mylène Farmer décide que seul son nom sera en bas de
ses textes, elle ressent le besoin de s'appuyer sur les deux génies;
par la même, elle installe son propre univers. La chanson « Allan »
débute par ce vers : « Pauvres poupées qui vont, qui viennent… »Ces
mêmes mots inaugurent le poème « Le ver conquérant », inséré dans la
nouvelle « Ligeïa » d'Edgar (Allan) Poe. Ce qui tombe bien, puisqu'à la
fin du refrain, Mylène se dédouble :« L'étrange Ligeïa renaît en moi,
De tout mon être je viens vers toi. »L'hommage est rendu. Brillamment. Et sans contrefaçon.
Pour
la pochette de l'album « L'Autre » en 1991, un corbeau protecteur, à
l'image du « Corbeau » de Poe, est intégré numériquement sur l'épaule
de la chanteuse. On imagine qu'il lui susurre « Nevermore ! »
L'étendard de l'album, « Désenchantée », cultive la philosophie nihiliste de Cioran, en surfant sur « Les Cimes du Désespoir ».Autre
période de la carrière de Mylène Farmer, autres exemples de sources
d'inspiration. Pour accompagner le changement de cap proposé au public
avec l'album « Anamorphosée », c'est Apollinaire que Mylène choisit de
placer sous le ciel « so sexy » de « California » par ce clin d'œil
appuyé au poème « Le Pont Mirabeau » dans le premier couplet :« Vienne la nuit et sonne l'heure
Et moi je meurs
Entre apathie et pesanteur
Où je demeure. »On
fera l'impasse sur le « Papa Noël quand tu descendras du ciel » pour le
refrain de « L'instant X » ;o) D'autant que jusque là, cet avis ne
prétend pas être exhaustif quant aux inspirateurs de la miss.
Particulièrement pour l'album « Anamorphosée », qui contient de
nombreux textes avec des mots anglais insérés dans le français, on peut
noter l'influence stylistique de Serge Gainsbourg.Dans le même
album, un poème de Pierre Reverdy est paraphrasé et a donné les
couplets de la chanson « Rêver ». Dans le refrain de cette même
chanson, on trouve également un clin d'œil au « J'irai cracher sur vos
tombes » de Boris Vian, Mylène modifiant légèrement : « J'irai cracher sur vos tombeaux
N'est pas le vrai, n'est pas le beau.
J'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer.
J'avais rêvé du mot Aimer. »A
cette époque, en 1995, Mylène Farmer découvre la philosophie bouddhiste
à la lecture du « Livre Tibétain de la Vie et de la Mort » par Sogyal
Rimpoche (remercié dans le livret de l'album « Anamorphosée »). Dans la
chanson « Tomber 7 fois », elle reprend ce haïku :« Et si tu tombes 7 fois,
Toujours se relever 8 »Trois
ans plus tard, Mylène baptise son nouvel opus « Innamoramento », de
l'Italien signifiant « En tombant amoureux ». Du gérondif de «
S'énamourer », le mot en question est décrit par Francisco Alberoni
(cité dans le livret de l'album) comme « une étincelle dans la
grisaille quotidienne, pareille aux mouvements collectifs
révolutionnaires ». Le sociologue, dans son livre « Le choc amoureux »,
parle donc de cet état transitoire qu'est « L'amour naissant » (titre
de la première chanson de l'album « Innamoramento »). Plus loin, la
chanson éponyme s'articule autour des théories développées dans cet
ouvrage.Toujours dans cet album, le relai est passé à Antoine de
Saint-Exupéry et son « Petit Prince » avec la chanson au titre on ne
peut plus explicite « Dessine-moi un mouton ». La citation de St Ex : «
L'essentiel est invisible pour les yeux », est ici joliment paraphrasée
dès le début du texte :« Quelle solitude
D'ignorer ce que les yeux
Ne peuvent pas voir »Dans l'album « Avant que l'ombre… », l'idée est reprise au début de « Derrière les fenêtres » avec :« La lumière est invisible
A nos yeux,
C'est ce qu'ils disent en silence
Quand ils sont deux. »On sait que St Ex fait dire au Petit Prince : « S'il vous plaît, dessine-moi un mouton ! »
Mylène fera chanter à Alizée en 2000 : « S'il te plaît, arrêtez ! »
La
jeune fille, d'alors 15 printemps, chantait aussi « Moi…Lolita » et ces
mots faisant directement référence à un paragraphe du sulfureux livre
de Vladimir Nabokov :« Moi je m'appelle Lolita,
Lo ou bien Lola,
Du pareil au même. »Tout
comme « Rêver » est, en 1995, une paraphrase, à quelques détails près,
d'un poème de Pierre Reverdy, c'est Paul Verlaine qui fait l'objet de
cette pratique pour les besoins de la chanson « Serais-tu là ? » en
1999 dans « Innamoramento ». Là où le « Prince des Poètes » a fait un «
rêve étrange et pénétrant » (dans « Le rêve familier »), Mylène :« Je voudrais être opium,
Me ferais narguilé,
Particule d'hélium,
Partir toute en fumée.
Quand je fais ce rêve étrange
Et quand, pénétrant tes songes,
Je deviens volute, poussière d'ange… »Dans
« Innamoramento », toujours et enfin, le devoir de mémoire envers les
victimes de l'Holocauste qu'évoque avec force la chanson « Souviens-toi
du jour », fait directement référence au témoignage de l'écrivain
rescapé d'un camp de concentration Primo Levi qui se suicida en 1987
peu après l'écriture de « Si c'est un homme… » :« Et si c'est un homme,
Lui parler d'amour à volonté. »


Dernière édition par le Jeu 07 Fév 2008, 22:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Jeu 07 Fév 2008, 22:55

*AVANT QUE L'OMBRE D'EMILY DICKINSON…*
Autant d'énigmes mais
aussi de clés laissées ci et là au cours d'une carrière de 22 ans qui
n'est pas prête de s'arrêter, quoiqu'on en dise. Autant de clins
d'oeils, d'hommages.
Tout ceci est généralement connu par le «
noyau dur » des fans, dirons-nous, mais aussi par un plus large public,
quand on a simplement une culture générale (plutôt solide mais simple
quand même lol). D'autant que Mylène créditait jusqu'alors, d'une façon
ou d'une autre (dans les livrets d'album, les interviews) les artistes
qui peuvent l'inspirer parfois jusqu'au plaisir ludique de reprendre,
de façon détournée, certains de leurs propos.Avec la sortie de
l'album « Avant que l'ombre… », le public fidèle s'étonne de ne pas
trouver, de toute apparence, une quelconque référence à quelqu'un
quelque part. Tout juste émet-on la supposition que la description
symbolique en « Je » du suicide de « Virginia »
dans le second
couplet de la chanson « Dans les rues de Londres » est bel et bien
celui de la rebelle Virginia Woolf. D'autant que sur l'album la chanson
succède à l'hymne féministe « Fuck them all ». Mais cette Virginia sans
nom n'est pas sans rappeler Allan. La femme d'Edgar Poe ne
s'appelait-elle pas Virginia ?Ironie du sort. Virginia Woolf est
décidément ici un leurre, une mystification, une allusion faite pour
faire oublier l'ombre d'Emily Dickinson, poétesse américaine
(1830-1886). Je m'explique lol. Il y a à peu près deux ans, les
magazines consacrés à Mylène Farmer faits par des fans s'étonnaient que
la star ne se soit pas encore penchée sur le cas d'Emily Dickinson. Un
article faisait l'éloge de la poétesse, disant que ce serait une bonne
idée que Mylène s'en inspirât un jour, qu'elle l'ait déjà lue ou pas.
Delà à croire que la chose a sauté aux yeux de la chanteuse et qu'elle
a suivi le conseil de ses fans… En faisant une recherche internet
sur le cas « Farmer / Dickinson », on tombe sur une information comme
ce Christophe Doumergue qui a un DEA obtenu l'an dernier : "Mélancolie
et Mysticisme, dans les œuvres de Jean de la Croix, Emily Brontë, Emily
Dickinson et Mylène Farmer"… On peut aisément imaginer que Mylène a eu
vent, d'une façon ou d'une autre, de comparaisons établies entre son
univers et celui de la poétesse. La coïncidence est trop belle pour
être vraie. Pourquoi alors, dans une identification étrange, ou du
mépris, Mylène Farmer a-t-elle eu la malhonnêteté intellectuelle de
plagier Emily Dickinson ?De plus, si Mylène défend avec ferveur la
cause féminine dans « XXL » et « Fuck them all », elle ne crédite nulle
part en tout cas cette première inspiration tournée vers le « sexe
faible » en la personne, ou plutôt le fantôme, d'Emily Dickinson. Si
jamais vous découvrez que « Libertine » et « Pourvu qu'elles soient
douces » ont été écrits par le Marquis de Sade, ou que « A quoi je
sers… » n'est qu'un triste pastiche de Luc Dietrich, ou bien encore que
« Je t'aime mélancolie » est en réalité un passage pompé dans un livre
d'Antonin Artaud, n'hésitez pas à me le faire savoir :o) On peut se
demander en effet si, au final, Mylène n'est pas la reine du
copier/coller !Quand certains ont dévoré les œuvres complètes de
Virginia Woolf (et c'est tout à leur honneur) pensant y trouver toutes
les clés de l'album « Avant que l'ombre… », je me suis penché à tout
hasard (et sans penser y trouver ce que je ne cherchais même pas) sur
le personnage moins connu d'Emily Dickinson. Pour me faciliter l'accès
à son univers et m'y émerger, mon choix s'est porté sur un recueil
effectué à partir des quatrains qu'elle a rédigé au cours de son
existence. Là où Mylène Farmer citait par le passé les auteurs
avec goût et parcimonie, et en informait bien souvent son public, cette
fois-ci et pour sa première apparition dans la « Planète Farmer »,
aucune trace d'Emily Dickinson n'est mentionnée, alors que la poétesse
a quasiment cosigné (à titre posthume, of course) la bagatelle de 3
titres sur 15. Détail cocasse car logique dans la démarche, les 3
titres en question se suivent (en faisant exception de « L'amour n'est
rien ») sur l'album. Il s'agit respectivement de « Ange, parle-moi », «
J'attends », et « Peut-être toi ».
Cette fois, Mylène recopie
quasiment mot pour mot son modèle, on ne peut plus parler de clin d'œil
ou de paraphrase. C'est sûr, elle aurait pu prendre pire référence
(Alberoni ?), mais à quoi bon citer cette femme que personne ne
connaît… ( ??)Là où l'artiste est forte dans l'album, c'est d'avoir
composé ce personnage de femme romantique et torturée, d'un autre
siècle, à mi-chemin entre Virginia Woolf donc, les Sœurs Brontë, et…
Emily Dickinson. A l'image du « J'attends près d'un mur de lierre »
qu'elle nous susurre après avoir recopié un quatrain entier de
Dickinson. Je m'étonne encore que le pot-aux-roses ne soit pas de
notoriété publique.Le moment croustillant tant attendu arrive enfin
lol. Voici le comparatif (exhaustif, pour le coup) entre les deux
rousses (dont une fausse, une faussaire ?).Le recueil d'Emily
Dickinson débute par une première série de quatrains, de 1858 à 1864.
Au 21ème quatrain, je m'amuse de tomber sur « parce que c'est toi » qui
me fait simplement penser au refrain de « Peut-être toi ». Jusque là,
rien de grave et je ne sais pas encore que je ne suis pas au bout de
mes surprises. Au quatrain suivant, « mon cœur l'emporte » commence à
semer le doute dans mon esprit, cela me rappelle « J'attends que le
cœur l'emporte » chanté dans la chanson « J'attends ». La coïncidence
m'intrigue mais rien d'alarmant.J'entame la lecture des quatrains regroupés entre 1864 et 1865 cette fois. C'est rendu au 17ème quatrain que je lis :« Si la faute est mienne, renie-moi.
Mais à te renier ne me voue point.
Te renier ? Le terme même
Bannit de la foi et du foyer. »Je
songe alors irrésistiblement aux premiers vers de Mylène dans «
Peut-être toi », chanson qui fait également l'ouverture du spectacle,
les premiers mots chantés en public sont donc ceux d'Emily Dickinson :« Si par mégarde la faute est mienne,
Alors renie-moi là.
Simplement sache bien que saigne
Ce cœur qui bat pour toi ».Peu après, au 19ème quatrain, je découvre :« Attendre une heure est long
Si l'amour est en vue.
Attendre l'éternité est bref
Si l'amour est au bout. »« L'amour est au bout », on le trouve également dans le refrain de « J'attends ».Au 24ème quatrain :« L'absence désincarne. La mort de même
Qui dérobe les individus à la Terre.
La superstition aide, aussi bien que l'amour.
La tendresse décroît à mesure qu'on prouve. »On
sait Mylène Farmer quelque peu superstitieuse, elle qui a fait le choix
de donner 13 concerts à partir du 13/01/2006 (qui une fois additionné
donne le chiffre 13) dans une salle qui accueillait chaque soir 13000
personnes. On se souvient aussi de l'album « Innamoramento » (13
lettres) qui contient 13 chansons, ou d' « Anamorphosée » (12 lettres)
avec 12 chansons, et dans la logique, « Avant que l'ombre… » (14
lettres, 14 chansons, la quinzième étant disponible au bout de deux
minutes d'attente, intitulée ironiquement « Nobody knows »). Et, à la
lecture de ce quatrain d'Emily Dickinson, on entend résonner «
Peut-être toi » :« Et quand l'absence désincarne
Et hante l'univers,
Je n'avais plus qu'à trouver l'âme… »Quand du 26ème quatrain au 46ème, on ne trouve plus trace de plagiat, c'est pour mieux y découvrir :« Sous terre il n'est pas silence aussi silencieux
Que celui enduré
Qui, énoncé, découragerait la nature
Et hanterait l'univers. »Il
y a cet écart de plusieurs pages, à croire que Mylène les aurait
sautées lol, et on retrouve l'univers hanté, cité non loin de l'absence
qui désincarne…Du 46ème au 64ème quatrain, là encore, plus de preuve que Mylène ait perdu son temps précieux à copier la poétesse. Jusqu'à :« Midi est le gond du jour.
Le soir, la portière.
Le matin, l'Est qui pousse le battant
Et entrouvre l'univers. »Et Mylène de dire, pour compléter sa chanson « Peut-être toi » :« Quand la présence d'un vent calme
Entrouvre l'univers,
Mon inquiétude d'amour cache
Une envie de bonheur. »10 ans de quatrains d'Emily Dickinson sont passés à la trappe, entre 1866 et 1876.
A
croire que Mylène, soit n'a pas lu cette partie importante du recueil,
soit n'y a pas trouvé matière à compléter un couplet ou un refrain pour
son dernier album. Album attendu après presque 6 ans d'absence et pour
lequel la pleine inspiration de la chanteuse a fait visiblement défaut,
assez cruellement.10 nouvelles années de la vie d'Emily Dickinson
nous sont proposées. Dès le 5ème quatrain, on constate que Mylène a
repris une lecture très attentive :« Le « pourquoi » navré de l'amour
Est tout ce que l'on peut dire.
De deux syllabes sont bâtis
Les plus vastes cœurs qui se brisent. »Maintenant
que « Peut-être toi » est bouclé, Mylène utilise Emily pour une autre
chanson, « Ange, parle-moi », dès les premières mesures :« Ange, parle-moi,
Le plus vaste des cœurs se brise. »Au 13ème quatrain de cette nouvelle période, Emily nous conte :« Décliner sans déshonneur
Sous une couleur trompeuse
Qui ne laissera pas l'œil décider
S'il va demeurer ou pas. »Au second couplet de « Ange, parle-moi », Mylène chante :« Ange, parle-moi.
Pourquoi cette couleur trompeuse ? »Plus loin, elle dit « Je sais ce que mentir veut dire pour moi ». Nous aussi, désormais, on le sait !Après quelques pages, au quatrain 28 :« Qu'impitoyables sont les doux
Et cruels les bienveillants.
Dieu a rompu son pacte avec l'Agneau
Pour habiliter le vent. »Toujours dans « Ange, parle-moi », Mylène affirme :« Tu sais, Dieu a rompu son pacte avec cet étranger ».On
notera que « L'Agneau » (de Dieu) d'Emily reste « étranger » à Mylène,
elle qui en 1991 chantait « Agnus Dei » en ouverture de l'album «
L'Autre… » On notera aussi que, à quelques exceptions, l'écriture des
paroles de Mylène suit sa lecture du recueil des quatrains d'Emily, par
commodité ?On saute encore une dizaine de pages pour arriver au 89ème quatrain :« Au cordial tombeau je t'arrache.
Il ne te prendra pas la main
Ni ne t'enlacera de son vaste bras
Que nul ne peut comprendre. »Cette
fois, Mylène évitera le mot à mot et choisira de plagier « en substance
», reprenant l'idée du bras qui ne peut étreindre, « comprendre », dans
une toute autre chanson, « Redonne-moi » :« Et nul n'a compris
Qu'on l'étreint à demi. »Le
recueil s'achève sur des quatrains « sans date », pêle-mêle. Au 6ème
quatrain, qui n'en est pas un puisqu'il tient en deux vers, « Ange,
parle-moi » réapparaît :« L'hiver pourvu qu'on le cultive
Est aussi arable que le printemps. »Et Mylène Farmer :« Parle-moi.
L'hiver, pourvu qu'on le cultive.
Dans cette pièce,
Nul semble respirer.
Ici c'est un abri qui m'a été donné. »On
notera l'emploi peu heureux de « Nul semble » qui oublie une négation,
une preuve peut-être que lorsque Mylène décide d'écrire vraiment toute
seule, elle commet une faute de grammaire qui froisse les tympans. (Qui
aime bien châtie bien lol)Le 7ème quatrain de cette partie est laissé de côté, pour mieux pomper intégralement le 8ème :« Parfois avec le cœur
Peu souvent avec l'âme
Plus rarement avec force
Peu aiment vraiment. »On retrouve le premier couplet de « J'attends » :« Parfois avec le cœur, les larmes,
Bien peu aiment vraiment.
Si peu souvent avec l'âme,
C'est que peu aiment vraiment. »Là
où le quatrain alambiqué d'Emily Dickinson est par ailleurs d'une
limpidité qui ravit le lecteur, la paraphrase ampoulée de Mylène
s'enlise dans le verbiage, avec l'indigeste « Si peu souvent avec ».
Au
20ème quatrain de cette dernière partie, le recueil s'achève. C'est
donc au 8ème que Mylène s'arrête de piller l'ouvrage. Et pour fêter
cette décision, elle recopie donc quasiment ce quatrain en entier. Récapitulons.
Je vous soumets les 3 chansons qui constituent un copier/coller avec
les « Quatrains » d'Emily Dickinson dans l'album « Avant que l'ombre ».
Je rappelle qu'elles se situent vers la fin de l'album, comme si
l'écriture des paroles n'était qu'un « remplissage ». Je précise en
gros caractères lorsqu'il s'agit, à peu de choses près, de l'écriture
d'Emily.
« Ange, parle-moiL'ange, parle-moi !
LE PLUS VASTE DES CŒURS SE BRISE.
Parle-moi !
L'HIVER POURVU QU'ON LE CULTIVE.
Dans cette pièce,
Nul semble respirer,
Ici, c'est un abri qui m'a été donné !Don't let me die, l'ange
Don't let me die, l'archange
Tu sais le temps qu'il faut pour apaiser nos peines
Don't let me die,
Et dis encore je t'aimeParle-moi !
Pourquoi cette COULEUR TROMPEUSE ?
Ange, parle-moi !
De voir qu'en lui, ils étaient deux.
Je sais ce que mentir veut dire pour moi,
Tu sais, DIEU A ROMPU
SON PACTE AVEC CET étranger! Parle-moi, parle-moi
Dis-moi si tu es là ? »
« J'attendsPARFOIS AVEC LE CŒUR les larmes
Bien PEU AIMENT VRAIMENT!
Si peu SOUVENT AVEC L'AME,
C'est que PEU AIMENT VRAIMENT.Amour à moi,
Je ferme les yeux
Sur les dernières nuits
Qui nous séparent. Qui nous unit ?
Je serre de mon mieux
Du plus que je puis
Un amour qui m'a... envahiJ'attends que le CŒUR L'EMPORTE
J'attends qu'il frappe à ma porte,
J'attends tout...
L'AMOUR EST AU BOUT
Tout est bien en nous
J'attends près d'un mur de lierre.Passer à coté de sa vie
Se mentir des vies durant,
T'aimer parce que c'est aujourd'hui
C'est ce qui compte vraiment.Amour à moi
Viens, ferme les yeux
Sur nos premières nuits
Rien ne nous sépare, tu m'as dit :
"Je serre de mon mieux
Du plus que je puis
Je t'étreins pour deux, tu es ma vie". »
« Peut-être toiSI par mégarde LA FAUTE EST MIENNE
Alors RENIE-MOI là
Simplement sache bien
Que saigne ce coeur qui bat pour toi
Et quand L'ABSENCE DESINCARNE
Et HANTE L'UNIVERS
Je n'avais plus qu'à trouver l'âme
Et retrouver peut-être...Peut-être toi
Peut-être toi
Regarde-moi
Nulle autre n'a...
L'envie de toi
Comme j'ai besoin de toi
PARCE QUE C'EST TOI
Parce que c'est moi
Regarde-moi
Nulle autre n'a...
L'envie de toi
Comme j'ai besoin de toiSi nos matins semblent poussière
Alors RENIE-MOI là
Simplement je n'aurais su taire
Le bruit qui est en toi
Quand la présence d'un vent calme
ENTROUVRE L'UNIVERS
Mon inquiétude d'amour cache
Une envie de bonheur »
Tout
ça pour vous dire que si vous lisez du Emily Dickinson (par ailleurs
absente des rubriques ciao) tout en écoutant du Mylène Farmer, vous
pourrez vous targuer de lutter contre les clivages culturels (d'autant
que vous retrouverez l'une des deux chez l'autre lol).
Pour ma part,
je vais paraphraser Oscar Wilde et dire qu'une œuvre mérite ce titre si
les critiques à son égard divergent, mais qu'on ne peut le savoir qu'en
se penchant sur la dite œuvre, et en nombre. On peut reconnaître à
Mylène Farmer, outre son talent personnel d'écriture, celui de semer,
comme autant de petits cailloux dans un labyrinthe, des références
littéraires et esthétiques, « confirmées » ou peu connues. Ce qui peut
s'appeler « faire de la pop intelligente », chose rare, surtout en
France !Enfin, s'il ne s'agit pas, comme vous aurez pu le constater,
à proprement parler, d'un avis sur l'album « Avant que l'ombre… »,
c'est parce qu'il y en a déjà une vingtaine dessus ici, des
mélioratifs, des dépréciatifs, et qu'il me semble que l'angle que j'ai
choisi est tout aussi digne d'intérêt.
De plus, ayant eu le
bonheur d'assister (activement lol) au spectacle du même nom le 20
Janvier à Paris-Bercy, je ne suis définitivement plus en mesure d'être
objectif :o)Je me permets, si cela vous tourmente vraiment lol, de
vous renvoyer ici à l'avis « Mylène Farmer : Décryptage d'un flou »
(axé sur l'album et son exploitation commerciale), ainsi que sur le
blog que j'ai consacré à l'importance de l' « icône » chez la chanteuse
et quelques analyses du « mythe » qu'elle continue de créer avec
Laurent Boutonnat : http://mylene-picture.skyblog.comP.S de la fin (Tout finit par rentrer dans l'ordre ?) : C'est le même qu'au début :o)
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Jeu 07 Fév 2008, 22:57

La partie de mon article consacré à Mylène Farmer et Emily Dickinson
est actuellement disponible en kiosques et maisons de la presse dans le
magazine « Mylène Farmer et vous » jusqu'à fin Juillet. Avec mon
accord, quelques lignes ont été tronquées, et quelques mots « au
vitriol » remplacés par des euphémismes, histoire d'assouplir le propos
au cas où le management de Mylène « tombe » dessus.Sachez que le
magazine est vendu sous cellophane avec un portfolio. A moins d'être
discret, vous ne pouvez donc pas le feuilleter librement en rayon pour
trouver la fameuse page 17 en papier glacé où figure mon article :o)
Votre passion pour moi (et accessoirement pour Mylène lol) vous coûtera
alors la modique somme de 15,95 €. Ce coût s'explique par la qualité du
support, rarissime chez une association loi 1901, (et chez un magazine
de fans tout court), et surtout l'inflation exorbitante du prix des
photos (les photographes de Mylène faisant leur miel en enchérissant
leurs clichés, puisque cette dernière ne désire pas de fan-club
officiel).Deux ajouts ici sur les inspirations : Dans le programme
des concerts donnés en Janvier à Bercy, une citation d'Etty Hillesum
est faite, en rapport direct avec les premiers mots de Mylène dans la
chanson « Dans les rues de Londres »: "Tu essaies de réduire la vie à quelques formules, mais c'est impossible, elle est nuancée à l'infini." Mylène écrit:"Réduire la vie à des formules indécices,
C'est bien impossible, elle, tu vois,
Se nuance à l'infini."Et quand Etty Hillesum dit:"J'ai tout simplement à être, à vivre, à tenter d'atteindre une certaine humanité."Mylène écrit dans le deuxième couplet de la chanson:"Je remets ma vie à un "plus tard" abandonné
Pour simplement vivre, tenter d'atteindre une humanité."Cette
chanson, évoquant Virginia Woolf et paraphrasant donc Etty Hillesum, se
trouve sur l'album « Avant que l'ombre... ». Emily Dickinson, quant à
elle, la plus honteusement copiée, n'est donc mentionnée à ce jour que
par moi-même et depuis peu par le magazine des fans. Ceci un peu plus
d'un an après la sortie de l'album. C'est dire si les « fins limiers »
ne sont pas légion...En faisant des recherches sur le net par
rapport à Cioran, je suis tombé sur ce propos : « Depuis quelques mois,
je vis mes moments d'angoisse en la compagnie d'Emily Dickinson ».
Mylène a évoqué l'homme de nombreuses fois en interview, revendiquant
notamment un désespoir et un cynisme communs pour l'écriture des
paroles de la chanson « Désenchantée ». La coïncidence est belle.
Mylène a peut-être découvert Emily Dickinson grâce à Cioran.Là où
ça devient carrément X-Files, est que je citais en fin de cet article
Oscar Wilde (voir plus haut), et j'ai découvert récemment une de ses
maximes : « Vivre est ce qu'il y a de plus rare au monde. La plupart des gens se contentent d'exister, c'est tout ». Toujours dans l'album « Avant que l'ombre... », dans la chanson « Tous ces combats », Mylène chante : « Vivre est ce qu'il y a de plus rare au monde. Pourtant, les ombres... » Et ces derniers mots, je les ai choisis pour l'introduction de cet article. Serais-je possédé ? lolJe
citais Oscar Wilde à la fin, un peu par hasard, car je trouvais son
propos sur l'œuvre, l'artiste et la critique, très vrai. Mais,
contrairement à Dickinson, Mylène a cité l'homme une fois en interview
en 1987, à l'époque de « Sans contrefaçon » (titre décidément ironique,
avec le recul, sur sa carrière de parolière) : « J'ai une sensibilité
toute en clair-obscur, à la Oscar Wilde ». Cela dit, ça n'excuse aucune
forme de « plagiat », quelle que soit la renommée de l'auteur.Je
mets le mot entre guillemet, je vous expliquerai pourquoi dans un
prochain article. Car on ne découvre pas quelque chose d'aussi
scandaleux, anodin peut-être pour certains, sans conséquences
juridiques. S'il y a un certain laxisme en France par rapport à ça, les
éditions américaines, elles, et avec bon sens, voient les choses tout à
fait différemment. Je crois que toute personne qui écrit trouverait
absolument insupportable de découvrir ses mots chez quelqu'un d'autre.
Et quand ce « quelqu'un d'autre » vend des millions d'albums, et que la
personne « plagiée » n'est plus là pour se défendre, vous pensez bien
qu'on n'instrumentalise pas aussi impunément une mémoire sans se faire
taper sur les doigts… Affaire à suivre. Toutefois, cette révélation ne
doit pas donner du grain à moudre aux éternels détracteurs de Mylène
Farmer, et je ne me place aucunement de leur côté. C'est un sujet qui
dépasse totalement de simples histoires de goûts et de couleurs.


Le lien: http://www.ciao.fr/Mylene_farmer_Avant_que_l_ombre__Avis_913027


Dernière édition par le Jeu 07 Fév 2008, 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Jeu 07 Fév 2008, 23:02

Je me rappelle avoir vu un article traitant du même sujet sur l'ancien blog de wyatte et ça m'avait beaucoup interpellée. Les références à Emiliy Dickinson sont très troublantes, car elles sont parfois reprises mots pour mots. C'est vrai que Mylène avait déjà puisé son inspiration dans certains écrits d'auteurs (Rêver avec J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian par exemple) et la ressemblance est frappante. Je comprends que le mot plagiat soit utilisé, mais je pense aussi que c'est surtout un hommage de la part de Mylène.
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Jeu 07 Fév 2008, 23:06

Oui,je pense aussi qu'il s'agit plutôt d'hommage!
Ce qui est quand-même un peu dommage,c'est qu'il n'y ait nulle part son nom mentionné sur ses albums...
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Jeu 07 Fév 2008, 23:12

clémence a écrit:
Oui,je pense aussi qu'il s'agit plutôt d'hommage!
Ce qui est quand-même un peu dommage,c'est qu'il n'y ait nulle part son nom mentionné sur ses albums...


D'ailleurs, c'est la caractéristique même du plagiat...On "emprunte" le travail d'autrui sans citer la source. C'est vrai qu'un remerciement à cette auteur, méconnue mais qui mérite d'être reconnue, serait le bienvenu^^
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 13:05

Tristana a écrit:
clémence a écrit:
Oui,je pense aussi qu'il s'agit plutôt d'hommage!
Ce qui est quand-même un peu dommage,c'est qu'il n'y ait nulle part son nom mentionné sur ses albums...


D'ailleurs, c'est la caractéristique même du plagiat...On "emprunte" le travail d'autrui sans citer la source. C'est vrai qu'un remerciement à cette auteur, méconnue mais qui mérite d'être reconnue, serait le bienvenu^^

Même si c'est un honneur et un hommage (cela se faisait tout le temps chez les textes des auteurs comme Ovide par exemple... Ceux qui étudient le latin le savent bien)... On se devait de citer et reprendre des paragraphes tels quels triés d'autres personnes... De nos jours, c'est quand même différents.. Moi, en faite, j'aime pas trop cette idée...

_________________
Trouver enfin peut-être un écho
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 20:07

Mélusine82 a écrit:
Tristana a écrit:
clémence a écrit:
Oui,je pense aussi qu'il s'agit plutôt d'hommage!
Ce qui est quand-même un peu dommage,c'est qu'il n'y ait nulle part son nom mentionné sur ses albums...


D'ailleurs, c'est la caractéristique même du plagiat...On "emprunte" le travail d'autrui sans citer la source. C'est vrai qu'un remerciement à cette auteur, méconnue mais qui mérite d'être reconnue, serait le bienvenu^^

Même si c'est un honneur et un hommage (cela se faisait tout le temps chez les textes des auteurs comme Ovide par exemple... Ceux qui étudient le latin le savent bien)... On se devait de citer et reprendre des paragraphes tels quels triés d'autres personnes... De nos jours, c'est quand même différents.. Moi, en faite, j'aime pas trop cette idée...



L'idée de plagiat?

Je ne pense que Mylène ait voulu plagier cette artiste, mais je pense qu'elle aurait pu mettre un petit remerciement^^
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:23

Voilà ce que j'ai écrit sur un forum concurrent :

Ce que tu dis est vrai, cependant écrire une chanson c'est autre chose qu'aligner ces ressentis. Il faut un minimum de travail...

Et certaines de ses dernières chansons manquent beaucoup d'audace, pondre un texte c'est bien, s'aider d'auteurs c'est flatteur...

Mais arrive-t-elle cependant à écrire sans ses aides précieuses ?

Le renouveau pour son prochain album, si bien qu'il soit en préparation, serait que Mylène ose écrire sans s'aider d'auteurs reconnus et change ses clichés.
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:24

J'aime ce qu'elle écrit, mais quand je vois qu'elle prend des phrases d'auteur reconnus sans même en changer quoi que ce soit je trouve cela un peu facile c'est tout.
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:25

{Frère Pétard} a écrit:
En quelle langue il faut dire que ce n'est pas de l'aide mais de l'inspiration ????

Prendre des phrases entières, parfois mêmes des bouts de poèmes écrits par d'autres j'apelle cela de l'aide...
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:26

J'écris des poèmes depuis l'âge de 9 ans.

J'ai écris une nouvelle il y a quelques années.

Je m'inspire d'auteurs mais jamais je ne pourrais prendre des phrases entières d'auteurs ou des bouts de poèmes.

C'est eux qui ont travaillé pour écrire leurs textes, on peut les citer mais reprendre à son compte ses phrases me semblent dépalcé.

S'inspirer ne veut pas dire recopier mot pour mot des écrits.
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:26

Mais cela ne me gêne pas j'aime ce qu'elle a écrit.

Cependant, je pensais que pour son nouvel album qu'elle pourrait pour une fois écrire en s'inspirant que de sa vie uniquement ou de son ressenti sans pour autant puiser dans ses auteurs fétiches (bien que cela fasse partie d'elle-même).

C'est tout ce que je voulais dire...
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:27

mary_mylene a écrit:
moi je vois ce genre de chose comme des clins d'oeil c'est une façon à elle de nous montrés ce qu'elle aime, les choses qu elle lit, qu'elle admire,... Je vois vraiment pas de plagia la dedans ! Je pense que se sont simplement des mots ou phrase qu'elle aime tout bonnement

Je suis ok avec toi.

Je ne parlais pas de plagiat comme certains, juste d'une aide précieuse.

Maintenant il est vrai que si quelqu'un lit mes poèmes peut-être certains penseront que je me suis aidée d'auteur.

Mylène écrit très bien cela n'empêche ma position.

Cependant je me posais la question sans ses aides les chansons seraient-elles aussi belles ? Et peut-elle simplement écrire sans s'aider ?

Je ne vois pas où est le mal dans mes questions...

Ecrire un texte chanté ou une poésie revient au même.
Où est la différence... Les premiers textes mis en musique étaient des poèmes.
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 21:30

Voilà mes différentes positions sur ce sujet et j'ai essuyé des critiques et des plus virulentes par le fameux Léon.

Que pensez-vous du fait que MF utilise des pans de phrases de certains auteurs ?

Quelle est votre position ?
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Ven 08 Fév 2008, 23:32

Je ne suis pas contre le fait qu'elle s'inspire ou s'aide d'autres artistes comme Emily Dickinson (entre autre).Cependant il est vrai qu'elle aurait pu citer le nom des artistes concernés sur ses albums...

Maintenant,il est vrai qu'un album avec des textes 100% Mylène avec uniquement son vécu,son ressenti etc...serait le bienvenu.Ce serait un pari intéressant de sa part je pense et qui pourrait nous surprendre.

Quant à savoir si elle en est capable,à vrai dire je n'en sais rien mais c'est une question intéressante,c'est vrai...
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MessageSujet: Re: Emily Dickinson   Dim 25 Mai 2008, 21:19

Je me permets de m'inspirer de l'article posté plus haut pour un article sur mon blog.
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